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Porté disparu

Depuis quelques mois, Albert Blondin, reporter-phare du Vox Veritas, reste introuvable. La rédaction du Vox lance un appel solennel auprès de tous les pilotes, pour tenter de retrouver un des piliers de la rédaction (et du Perséphone).

 

Un reporter talentueux

Blondin est né et a été élevé sur Zeessze, non loin de Sol. Il vivait avec son père Marcel sur la station Nicollier Hangar, où ils élevaient des fourmis géantes. Après un malheureux accident qui a coûté la vie à son géniteur, le jeune Albert décida de gagner sa vie comme grand reporter. Les hasards de l’existence et la renommée du Perséphone l’ont amené à Munfayl il y a presque deux ans. Depuis, il a donné la mesure de son talent, publiant régulièrement dans nos colonnes des articles mémorables. Sa mesure, son bon sens, sa clairvoyance, et sa capacité à absorber l’UAlcool ont suscité le respect de tous, et tout particulièrement du Borgne (actuellement parti pour une longue croisière dans les systèmes touristiques, NDLR).

 

Un poète et un prophète

Albert Blondin est journaliste, mais il est aussi poète : sensible à la beauté subtile et évanescente des installations de l’INRA, il n’est jamais à court d’imagination lorsqu’il faut décrire les envahisseurs Thargoïds : “bêtes immondes”, “monstruosités féroces”, “créatures sanguinaires”, “atrocités innommables”. Les images les plus harmonieuses naissent spontanément sous sa plume fertile. Poète, et même prophète : Blondin n’avait-il pas prévu, dès les premières apparitions aliens, que les xénomorphes ne tarderaient pas à pénétrer dans la bulle humaine, et à tout détruire sur leur passage   ?

 

Un humaniste

Au fond, ce n’est pas tant qu’Albert déteste les Aliens : c’est plutôt qu’il aime l’humanité par-dessus tout. Enfin, pas autant que son petite verre de substance éthylique ; ou plutôt, disons le, ses trois ou quatre bouteilles quotidiennes qui lui font voir des Thargoïds roses un peu partout autour de lui. Quelques crises de delirium tremens : tel est le prix du génie. Albert Blondin n’a eu qu’un tort : celui d’avoir eu raison avant tout le monde. Aujourd’hui que la bulle est envahie, lorsque la Terre même est menacée, il nous manque cruellement.

 

Une étrange disparition

Albert Blondin, l’été dernier, avait entrepris un grand voyage d’investigation relatif au prétendu complot d’Aegis et du soi-disant Club. Malgré des recherches actives menées par plusieurs pilotes Black Birds dévoués (les cmdr Nak, Falco, Redfox, Zipper et quelques autres), et même, paraît-il, par certains renégats de la Wing Atlantis, la trace du journaliste a été perdue au début de l’automne. Cet article n’est pas une oraison funèbre, ni une nécrologie : nous sommes persuadés que Blondin est vivant, caché ou retenu prisonnier par d’implacables ennemis qui cherchent à le réduire au silence.

La vérité a besoin de vous : toute personne susceptible d’aider aux recherches, même modestement, peut écrire au journal. Des récompenses seront offertes pour tout renseignement menant à la piste du journaliste disparu. Contactez isba.passacaille@gmail.com

A Propos de Isba Passacaille

Isba Passacaille
Née à Facece, Isba Passacaille a entamé une prometteuse carrière de journaliste mondaine sur Achénar, enchaînant interviews, champagne et petits fours dans les coulisses du Sénat impérial. Sa vie professionnelle a pris un tournant rapide le jour où, après un cocktail de trop, elle interrogea la sénatrice Zémina Torval sur ses traitements anti-âge et sa sexualité. Depuis, elle a précipitamment rejoint le Vox Veritas, où elle s'occupe des faits divers et des questions de société.

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