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Aegis en échec, Mentor toujours menacé

Alors que l’initiative d’Aegis “Oeil de Lynx” (Eagle’s Eye) paraît déjà tenue en échec, les habitants de Mentor retiennent leur souffle : leur système, identifié comme une cible possible des aliens, est toujours infesté de “Scouts” xénomorphes extrêmement agressifs. Le Dr Mary Curry, célèbre xénobiologiste actuellement de passage à Shangdi, a accepté de nous faire part de ses analyses.

 

La Rédaction du Vox Veritas : Rappelez-nous ce qu’est Oeil de Lynx (Eagle’s Eye)?

Le Dr Mary Curry : l’Oeil de Lynx est un dispositif de renseignement crypté lancé par Aegis le 9 mars dernier. Ce programme avait donné de bons espoirs, en permettant d’identifier les systèmes visés par les attaques Thargoïds. Au prix de décryptages complexes, il a été possible d’anticiper et ainsi d’éviter un assaut alien sur le système Huveang De.

 

V.V. Et déjà, le dispositif Oeil de Lynx serait tenu en échec?

M.C. C’est trop tôt pour l’affirmer. Il n’en reste pas moins qu’Oeil de Lynx n’a pas réussi à identifier de nouvelles cibles, et qu’il n’a pas non plus réussi à éviter le raid alien d’avant-hier sur Lunguni. Les Thargoïds se sont-ils adaptés ? Ont-ils changé de système de cryptage  ? Ont-ils tout simplement fait évoluer leur stratégie ? Il est difficile de répondre à ces questions. Il est en tout cas avéré que le système Mentor, qui avait été signalé par Oeil de Lynx comme cible potentielle, et à ce titre mis en état d’alerte, reste envahi par les Thargoïds.

 

V.V. On sait que votre attitude vis-à-vis des Thargoïds est très mesurée, voire pacifiste : mais selon vous, faut-il aller se battre pour tenter de sauver Mentor?

M.C. Je suis une scientifique, et donc une sceptique. Il y a trop d’inconnues, à mon sens, pour se livrer tête baissée dans la guerre. Cela dit, si la destruction de vaisseaux “scouts” peut permettre de sauver des milliers ou des millions de vie à Mentor, je peux comprendre la décision des Black Birds d’aller sur place pour affronter la menace alien, même si je ne partage pas complètement leur point de vue.

 

V.V. Vous êtes une scientifique, dites-vous : espérez-vous en apprendre davantage sur nos ennemis ? Pourrons-nous communiquer un jour avec eux?

M.C. C’est un espoir encore lointain… Même les Gardiens n’ont jamais vraiment réussi à entrer en contact avec les Thargoïds.  Les Gardiens sont des humanoïdes auxquels on peut aisément s’identifier. Au contraire, les Thargoïds nous sont étrangers : leur mode de pensée, leur conception de la territorialité, leur façon de sentir ou communiquer nous échappent encore très largement. Ils sont vraiment des aliens, des êtres d’une autre nature. L’erreur consisterait à leur prêter des sentiments ou des émotions semblables aux nôtres. “L’anthropomorphisme” nous conduirait à coup sûr à la catastrophe. Il me semble quand même que nous les comprenons un peu mieux qu’auparavant. Nous savons qu’ils utilisent l’octal pour envoyer des informations. Je pense aussi que leur langage entretient bon nombre de ressemblances avec celui de ces insectes qui vivaient sur terre et qu’on appelait “abeilles”: elles formaient des figures dans le ciel pour désigner les champs de fleurs à butiner, comme les signaux émis par les structures Thargoïds désignent des systèmes cibles à travers des espèces de cartes. Ces aliens sont insectoïdes, et conservent dans leur attitude bien des points communs avec ces invertébrés. C’est sur cet aspect de leur comportement que reposent mes recherche.

 

V.V. Sur quoi portent actuellement vos travaux?

M.C. J’essaie de comprendre pourquoi les Thargoïds sont partis des Pléiades. Je voudrais explorer en particulier une piste ouverte jadis par votre Premier Consul, le Cmdr Cirede. Elle avait été injustement négligée à l’époque, il faut l’approfondir. Je pense que son intuition était juste : une des clefs du mystère est liée à Orion. Je ne peux vous en dire plus pour le moment. D’autant que la nébuleuse reste difficile d’accès.

 

V.V. Merci, Docteur Curry, d’avoir bien voulu répondre aux questions du Vox Veritas.

 

Propos recueillis par Albert Blondin

 

N.D.L.R. Le Dr Mary Curry, qui avait été contrainte de quitter Munfayl  du temps de l’ancien Consilium, a développé des hypothèses remarquées sur les champignons « cordyceps » de l’Alliance et sur les forêts de Barnacles.

A Propos de Albert Blondin

Albert Blondin, romancier et journaliste, s'est rendu célèbre par ses reportages d'investigation. Il a découvert Munfayl et le Consilium au cours d'une enquête portant sur les asiles psychiatriques. Il n'a plus songé à en partir, surtout depuis qu'il a découvert l'UAlcool au Perséphone. Il met depuis quelque temps tout son talent à suivre les Black Birds sur les théâtres d'opération.

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